15-09-20 : Lu dans la presse.

J'ai encore eu envie de faire mon petit Samuel Gontier (chroniqueur à Télérama) en lisant les pages 4 et 5 du principal journal Aquitain de ce week-end curieusement « réservé » à nos élites droitières.
1 - Madame Dati (oui, oui, Rachida), connue pour sa faculté à rayer tous les parquets des locaux du pouvoir, affirme, à propos de Xavier Bertrand ex ministre et peut-être futur candidat du dit pouvoir : « 
Il a faim je vous le dis. C'est celui qui a le plus faim». Mon dieu, préservez nous de ce nouvel animal à longues incisives.

2 - Monsieur Philippe Dessertine (économiste médiatique omniprésent) tente de nous rassurer : « La chute du PIB est moins forte que prévu mais il faut investir pour prendre le train de la reprise ». On sent bien chez lui, et tout au long de sa chronique, cette impérieuse envie d'après-surtout-plus-jamais-comme-avant. Mais à coups de PIB qui chute ou qui remonte, de croissance en berne ou qui voit le bout du tunnel et de chômage qui avance ou qui recule … comment veux-tu … qu'il nous rassure ?

3 - Quant à nos plus grandes fortunes hexagonales elles se déchirent dans « Choc au sommet pour l'empire Lagardère » dans un remake de Dallas au XXIème siècle. Là aussi, à coups de rachats d'actions, de montées et descentes en capital, d'actionnaires influenceurs, de pilotage et de gérance de holdings, on ressent parfaitement la forte présence humaine au milieu de ces empires capitalistiques. Il suffit d'ailleurs, pour comprendre dans quelle sphère se situe le débat, de citer les noms des principaux acteurs successeurs potentiels de JR et de la famille Ewing : en dehors d'Arnaud Lagardère, fils indigne de Jean Luc, dont l'empire vacille, on voit tourner les « intéressés » Vincent Bolloré et Bernard Arnaud, les « conseilleurs » Nicolas Sarkozy ou Guillaume Pépy sans oublier les pourvoyeurs de capitaux comme le Qatar et ses pétrodollars.

Si vous apercevez, dans tout ça, une once de pensée à la réduction des inégalités, tapez 3615, choix 1, 2 ou 3.