13-07-2020 : Une grosse tête à la « Culture »

A l'annonce du nom de Roselyne Bachelot nommée à la « Culture » à l'occasion de la constitution du nouveau gouvernement, instantanément, deux images bien nettes de cet ancien docteur en pharmacie ont jaillies de mon cerveau.

Celle du 16 Mai 2007 où, assise à l'arrière d'un véhicule sans doute de fonction, elle apprend par téléphone la déclaration officielle de l'élection de Nicolas Sarkosy. La joie explosive qu'elle exprime à ce moment là m'avait parue, à l'époque, complètement surréaliste, excessive et décalée à un tel point qu'elle m'avait semblé ne pouvoir être comparée qu'à une jouissance extrême normalement réservée à des activités sans rapport avec la politique. Quelques jours après, elle était nommée ministre de la Santé de la Jeunesse et des Sports … A chaque fois que je pense à cette image, et aujourd'hui encore, je me dis que le pouvoir, chez certain(e), c'est vital !

Celle de ces dernières années au milieu des grosses têtes de l'émission éponyme dont on ne peut pas dire d'elle qu'elle soit vraiment représentative d'une culture institutionnelle, l'ambiance dominante étant plutôt à la grivoiserie voire à la grossièreté seule la culture générale pouvant être invoquée mais sans faire oublier qu'il ne s'agit que de divertissement.

Tout en ne niant pas les connaissances et l’intérêt porté par Madame Bachelot à ce pan essentiel de notre vie sociétale, c'est tout de même dans ce contexte que j'essaye d'imaginer ce que doivent penser toutes ces femmes et ces hommes qui vivent pour, avec et dans la culture depuis toujours. N'y a-t-il donc définitivement aucun représentant digne à occuper ce poste, capable et plus crédible qu'elle ? Je pense notamment et pour exemples à une Ariane Mnouchkine dont j'ai pu lire et entendre les belles idées émises pour aider et développer les pratiques culturelles ou à un Jean Michel Ribes dont les engagements politiques connus et modérés sont aussi crédibles que ses connaissances pratiques dans tous les domaines de la création.

A moins que la seule explication à l'absence d’authentiques représentants des arts et de la culture ne soit pas leur refus à s'engager mais leur non sollicitation !