13-04-2020 : #LeJourdAprès et ma contribution ...

Le 4 Avril était lancé, par un groupe de parlementaires de tous bords, le site web lejourdapres.parlement-ouvert.fr pour soumettre au débat public nos premières pistes de solutions et pour permettre à tous de contribuer et de les enrichir.
Contribuez à la consultation du collectif #LeJourdAprès et ses 11 thèmes imposés

Je ne sais pas sur quel thème me positionner, parmi les onze proposés, car je pense que pour envisager une manière de fonctionner, il est indispensable de savoir ce que nous sommes, là où nous sommes et donc, d'où nous venons. Comme l'ont très bien expliqué les 5 invités de l'émission « La Grande Librairie » avec comme intitulé « Sauvons la Planète », il y a des incontournables absolus à notre simple survie sur notre caillou. Ce caillou n'est qu'un hasard du fonctionnement de l'univers dont nous continuons à découvrir les mystères tous les jours. Le virus, qui nous a arrêté dans notre élan, n'est pas notre ennemi, il fait partie intégrante et indispensable à l'équilibre du vivant au même titre que l'humain. C'est notre cupidité qui lui a fait franchir les barrières que lui n'avait aucune raison de franchir. Le seul et unique maitre mot : obligation de s'adapter pour rester intégré et donc survivre. Sinon, « éjectés », parce que pas indispensables au reste du vivant.

Raisonner sur notre manière de fonctionner doit donc être conditionné à la connaissance préalable du but à atteindre. Quel est-il et qui le fixe ? Le fonctionnement mondial actuel est avant tout centré sur le matérialisme et son unique représentant, l'argent. L'humain est traité comme une variable exploitante ou à exploiter. Le but principal que l'on inculque le plus tôt possible dans la tête des générations qui se succèdent, est l'obligation de réussite dite sociale pour pouvoir vivre. Cette théorie conduit obligatoirement aux inégalités qui ne sont, par la force de ce système, que toujours grandissantes, comme le dénonce tous les ans OXFAM depuis presque un siècle. Cette idéologie institutionnalise l'exploitation de l'homme par l'homme et conduit aux excès de pouvoir que peuvent s'octroyer les plus puissants de nos gouvernances. Ces pouvoirs conduisant l’humain, en plus de la domination de sa propre espèce, à des formes de légitimité à exploiter les ressources planétaires sans limites face au respect de l'équilibre du reste du vivant donc à terme à notre propre survie.

C'est par un choix fondamental de manière de vivre à long terme que doit passer notre réflexion et donc permettre, en toute connaissance de cause, d'avancer et de proposer des manières de fonctionner qui soit dit en pensant couleront de source. Pour proposer des changements ou avancer des idées, il faut connaitre le but à atteindre et donc la route à emprunter. Il peut à la rigueur, y avoir plusieurs routes mais toutes doivent mener à la même destination. Notre situation et sa prise de conscience actuelle doit nous conduire à changer de paradigme (Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie).

LA RICHESSE, c'est nous.

Pour faire marcher ce monde, il faut, parait-il, produire de la richesse. C'est quoi cette richesse ? Une voiture, un i phone, le riz, le pain, le vêtement, la maison … ? Tous ces « produits » ne sont systématiquement que la transformation de la vrai seule et unique richesse fondamentale (appelée aussi 'matière première') qu'est l'univers dans lequel nous vivons et dont nous faisons partie intégrante.

Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. Cette affirmation est tirée de celle du philosophe présocratique grec Anaxagore de Clazomène qui écrit dans ses Fragments (Ve siècle av. J.-C.) « Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau. »

Cette RICHESSE nous appartient donc de facto, et sous entend que le fils de la première « fortune » de ce monde n'a pas plus de droit sur les ressources naturelles que l'enfant qui vient de naitre à l'instant dans le delta du Bangladesh. Car sa « fortune » n'est même pas légitime car soustraite à la nature qui elle nous appartient à tous.

Le pétrole « est une roche liquide d'origine naturelle, une huile minérale composée d'une multitude de composés organiques, essentiellement des hydrocarbures, piégée dans des formations géologiques particulières ». Autrement dit, une ressource naturelle, partie intégrante de notre univers planétaire qui est donc, dans son intégralité, notre bien commun. Depuis plus d'un siècle, cette RICHESSE est entre les mains d'une extrême minorité d'humains qui font à leur gré des puissants et des pauvres, qui créent depuis et sans interruption des conflits et des guerres. Ce paradigme là est à changer … et le faire admettre à ceux qui l'ont mis en place et le défendent aujourd'hui, devrait être notre seul objectif pour que « rien ne soit jamais plus comme avant »